[ Bi Bim Bap ]
Le Bi Bim Bap, gné? (Pour ceux qui ne savent pas ce que « gné ?» veut dire, c'est un peu mon équivalent du Késako ringard des programmes courts à la TV entre le journal et la météo : « Mamie, ce gars là c'est trop un boloss'. » Un boloss'? Kesako?... C'était « Apprenez à parler comme des djeun's » avec les assurances vies du crédit Agricole et les prothèse auditives Audica.) Enfin bref, tout ça pour dire pour qu'il y a de grandes chances pour que vous ne sachez pas ce que le Bi Bim Bap est.
Il s'agit d'un plat coréen (du sud je pense car ça m'étonnerai que ceux du nord laissent leurs recettes passer les frontières) que j'ai découvert par hasard sur le blog A vos baguettes. J'ai tenté car ça me disait bien. Je sais pas du tout si mon résultat a quelque chose à voir avec l'original mais j'ai trouvé ça terrible. Ce plat vous fait un repas complet, équilibré en plus et alors mention spéciale pour l'huile de sésame que j'ai découvert en cuisinant ce plat : ça déchire!
Le seul petit hic avec le Bi Bim Bap, c'est que vous aurez besoin d'un ingrédient qu'on ne trouve qu'en épicerie asiatique : le gochujang. C'est une pâte de piment et je ne vois pas trop par quoi on pourrait la remplacer.
Pour ceux qui ne sont jamais allés dans une épicerie asiatique, voilà comment ça se passe. Vous commencez par pousser la porte en entonnant un grand « Bonjour ». Et là, grand silence. Aucune réponse de la part des deux dames qui sont à la caisse et qui continuent à parler entre elles. Pas grave, elles ont peut être pas entendu (sic!). Au début, c'est marrant, vous commencer à flâner dans les rayons. Y'a plein de trucs que vous savez pas ce que c'est et d'autres trucs dont vous dites « Argh! Je gouterai jamais ça, ça à l'air dégueux » Y'a aussi plein de trucs que vous aimeriez bien acheter car ça à l'air sympa mais vous avez aucune idée comment les cuisiner et ce n'est pas les indications non traduites sur la boite qui vont vous aider. Dommage. Du coup, vous commencer à chercher les produits pour lesquels vous êtes venu et là, 9 fois sur 10 vous ne les trouvez pas (hormis bien sur si vous venez chercher le truc hyper basique comme le saké ou les algues à sushi, mais là avec le gochujang, vous ne viendrez pas chercher le truc hyper basique). Vous refaites donc tout les rayons une troisième, une quatrième fois, vous repassez devant le mec qui met des trucs en rayon, qui voit bien que vous cherchez un truc mais qui ne vous demande pas pour autant si vous avez besoin de d'aide. Pas le choix, vous êtes bien obligé de demander aux deux dames de la caisse qui vous ont snobé à votre arrivée. Du coup, vous allez les voir, vous leur demander un truc que vous prononcer surement mal. En général, la première, celle à qui vous avez demandé répond non, qu'ils en ont pas. Heureusement que la celle d'à côté a l'air plus sympa. Elle dit un truc à l'autre qui du coup comprend ce que vous cherchez. Elle vous fait donc un geste nonchalant de la main qui veut dire « c'est dans le rayon là bas ». Ah ouais, merci Madame, ça fait une heure que je cherche dans ce rayon et que je trouve pas, J'y retourne quand même, on ne sait jamais. Finalement, vous vous replanter une sixième fois devant ce foutu rayon. Comme prévu, vous ne trouvez toujours pas. Au bout de cinq minutes, la caissière se décide enfin, non pas à se lever pour vous montrer le produit, mais à crier un truc au mec qui met en rayon. Celui-ci vous montre enfin le produit tant recherché d'un air de dire « Ba tiens, c'est ça, c'est fastoche à trouver pourtant... » Alléluia!
Du coup, je vous met la photo du pot de gochujang à la fin de l'article comme ça vous galèrerez peut être un peu moins à le trouver.
PS : Je tiens à préciser que je n'ai rien contre les supermarchés asiatiques et que ça ne se passe pas toujours comme ça. Par exemple, au Saigon Store à Grenoble, ils sont super sympa. Par contre, ce n'est pas le cas de partout, à Lyon notamment dans une boutique que je ne citerai pas. Mon histoire, c'est vraiment du vécu...)
PS2 : Heureusement que je vous ai fait la version courte de l'histoire, sinon j'aurai carrément puis appeler chez Gallimard pour savoir s'ils voulaient publier ma nouvelle...
PS3 : Y'a des gens qui lisent jusque ici ou vous êtes tous directement passé à la recette?
Ingrédients (pour 6 personnes)
- 600g de bœuf haché
- 400g de riz
- 1 cuillère et demie à soupe de gochujang
- 5 carottes
- 2 grosses poignées d'épinard frais
- 400g de pousses de soja
- 6 jaunes d'œufs
- 2 gousses d'ail
- 1 petit morceau de gingembre
- Huile de sésame
- Sauce soja
- Vinaigre de riz
- Graines de sésame
- Huile de tournesol
- Sel
- Poivre
- Sucre
Recette
Faire préchauffer le four à 200° et y enfourner des plats individuels vides dans lesquels le bi bim bap sera sera servi. Les laisser jusqu'au moment de servir.
Faire cuire le riz à l'eau. Le réserver.
Préparer la sauce. Pour cela émincer un petit morceau de gingembre de façon à obtenir une cuillère à soupe de gingembre émincé. Émincer également les deux gousses d'ail. Dans une petite poêle, faire revenir dans de l'huile de tournesol le gingembre et l'ail, à feu doux, sans les faire colorer. Ajouter deux cuillères à soupe de gochujang, deux cuillères à soupe de sauce soja et une cuillère d'huile de sésame. Bien mélanger et laisser sur le feu 2 minutes. Réserver.
Éplucher les carottes, les râper puis les saler afin qu'elles rendent leur eau. Réserver.
Faire bouillir une grande casserole d'eau salée. A ébullition, plonger dedans les épinards et les laisser cuire une minute. Les retirer à l'aide d'un écumoire et les plonger dans l'eau froide pour stopper la cuisson. Les égoutter. Réserver.
Dans l'eau de cuisson des épinards, plonger maintenant les pousses de soja. Les laisser cuire 2 minutes puis les égoutter. Réserver.
Dans une poêle, faire cuire la viande hachée dans l'huile de sésame.
Pendant ce temps, assaisonner les légumes. Pour cela, commencer par presser entre vos mains les carottes et les épinards afin de bien les essorer.
Ajouter aux carottes 1 cuillère à soupe de sucre et 2 cuillères à soupe de vinaigre de riz. Bien mélanger.
Ajouter aux épinards 2 cuillères à soupe d'huile de sésame, 2 cuillère à soupe de sauce soja, du sel, du poivre et une bonne cuillère à soupe de graines de sésame. Bien mélanger.
Ajouter aux germes de soja 2 cuillères à soupe d'huile de sésame, 2 cuillères à soupe de vinaigre de riz, du sel, du poivre et également une bonne cuillère à soupe de graines de sésame. Mélanger.
Une fois la viande cuite, lui rajouter la sauce préalablement préparée, 2 cuillères à soupe de sauce soja et 2 cuillères à soupe de sucre.
Dans une grande poêle ou une grande casserole faire revenir à feu très vif le riz dans de l'huile de sésame jusqu'à ce que le riz se colore un peu ou soit croustillant.
Sortir les plats vides du four. Déposer au fond du riz. Mettre par dessus la viande, les carottes, les épinards, les germes de soja et un jaune d'œuf dans chaque plat.
Servir immédiatement, dans ces plats bien chauds, avec des baguettes bien sur.
Le fameux gochujang
[ Dos de cabillaud grillé au coques ]
Jh 27 ans, passionné cuisine recherche semblables de + de 10 ans ayant troubles psy avec coquillages, mollusques, crustacés, gastéropodes ou cucurbitacées...
Pitié, dites moi que je ne suis pas seul. J'ai un problème : j'ai peur des moules! (on évite les blagues vaseuses, hein...) C'est vrai, j'ai peur des moules et autres coquillages du genre, ou truc style escargots. Je n'ai pas confiance en ces animaux qu'on mange en entier. S'ils sont dans mon assiette, je ne peux pas m'empêcher des les regarder chacun 10 minutes avant de me décider à les avaler à contre cœur, en espérant que je ne tombe pas malade plus tard. Après un profond travail de reflexion sur moi même, il y a deux trucs qui me dérangent. D'abord, une moule c'est un peu inexpressif comme animal (C'est vrai, regardez une moule. A part ne faire rien, ça ne fait rien). Du coup, quand on l'a ramassé, on ne sait pas si elle était malade ou si elle avait un truc pas normal. On la ramasse donc avec les autres moules en pleine santé et on la mangera pareil. Imaginez donc qu'elle ai la tuberculose des moules ou une autre maladie de moule et bien quand vous la manger, elle vous refile toutes ces bactéries de moules. Dégueux, non?
Le deuxième truc c'est que comme on mange tout, on mange la moule (je prends encore la moule comme exemple, car je trouve que c'est vraiment le pire) et ce qu'il y a à l'intérieur. Imaginez donc que juste avant d'être ramassé, Mme Moule avait prévu d'aller aux sanisettes pour moules. Et là, pas de bol, elle a pas pu y aller du coup car elle s'est fait ramassée. Du coup, elle se retient jusque dans votre assiette. Encore plus dégueux, non?
Suis-je le seul dans ce cas ou y'a t il d'autres psychopathes de la moule qui lisent ce blog? Si oui, merci de vous manifester pour que je me sente moins seul car la seule fois où j'ai expliqué ma peur à quelqu'un, il m'a proposé d'aller voir un psy. Dites moi que je ne suis pas seul!!!
En tout cas, c'est dommage tout ça, car même si ça fait peur, c'est bon les coquillages. Il suffit juste d'oublier tout ces trucs débiles que j'ai dans la tête et je me régale. J'en prends pour preuve cette recette de cabillaud grillé aux coques qui m'a valu le compliment « On dirait le plat d'un bon restaurant ». (La classe, non?) Ce n'est peut être pas la recette que vous ferez pour un repas de famille de 15 personnes mais pour un petit repas en amoureux, c'est parfait. Pas spécialement long ni compliqué à faire mais effet garanti. (à condition bien sur que votre amoureux/euse ne fasse parti du club des psychopathes de la moule...)
Ingrédients (pour 2 personnes)
- 2 morceaux de dos de cabillaud avec peau
- 2 poireaux
- 500g de coques
- 1 échalote
- 10 cl de vin blanc
- 90g de beurre
- Huile d'olive
- Un bouquet garni
- Sel
- Poivre
Recette
Émincer les poireaux et l'échalote. Nettoyer les coques. Dans une grande casserole, faire revenir doucement les échalotes dans une noix de beurre jusqu'à ce qu'elles deviennent translucides. Ajouter les coques, le vin blanc et le bouquet garni. A l'ébullition, couvrir la casserole et laisser cuire 5 minutes à feu vif. Sortir les coques de la casserole, les décortiquer, les réserver et laisser la casserole sur le feu pour faire réduire de moitié le jus de cuisson. Réserver.
Dans une poêle faire cuire à feu doux les poireaux pendant 10 minutes avec 40g de beurre. Assaisonner sans trop saler car le jus de cuisson des coques est lui très salé.
Préchauffer le four en position grill. Badigeonner les dos de cabillaud coté chair d'huile d'olive et le faire griller 6 minutes dans le four. Badigeonner d'huile le côté peau et le faire griller à nouveau 6 minutes de ce côté.
Pendant ce temps là, sur le feu faire fondre 50g de beurre dans le jus de coquillage restant. A l'aide d'un mixeur, faites mousser le jus.
Dresser. Pour cela disposer un lit de poireau au fond de l'assiette. Disposer dessus le dos de cabillaud. Ajouter les coques et arroser le tout avec le jus aux coquillages.
[ Gratin Ravioles Courgettes ]
Encore un gratin / Un gratin pour rien / Une argile au creux de mes mains / Encore un gratin / Sans raison ni fin / Si rien ne trace son chemin / Gratin pour donner ou bien / Gratin pour prendre / Pour oublier ou pour apprendre / Gratin pour aimer, maudire ou mépriser / Laisser tomber ou résister / Encore un gratin / Qui cherche et qui doute / Gratin perdu cherche une route / Encore un gratin / Du pire ou du mieux / A éteindre ou mettre le feu / Un gratin, ça ne sert à rien / Un gratin sans un coup de main / Ce gratin / C'est le mien, c'est le tien / Un gratin de rien / Pour en faire / Un rêve plus loin / Encore un gratin / Ou juge ou coupable / Ou bien victime ou bien capable / Encore un gratin, ami, ennemi / Entre la raison et l'envie / Gratin pour agir ou attendre la chance / Ou bousculer les évidences / Gratin innocence, Gratin intelligence / C'est toi qui décide du sens / Un gratin, ça ne sert à rien...
(Spéciale dédicace à Florence et à Jean-Jacques bien sûr...)
Pour ceux qui ne l'ont pas compris, aujourd'hui ça sera une recette gratin. Un gratin pour les repas de tous les jours, qu'on peut préparer à l'avance et cuire au dernier moment. En plus c'est un plat complet pas besoin de faire autre chose à côté. L'association ravioles (celles du Dauphiné, au comté et persil) avec les courgettes n'est pas courante mais très intéressante à essayer. Rien à rajouter, place à la recette.
Ingrédients (pour 4 gros mangeurs)
- 4 courgettes
- 5 plaques de ravioles du Dauphiné
- 20 cl de crème fraiche
- 100 g de comté rapé
- Huile d'olive
- Sel
- Poivre
Recette
Éplucher les courgettes. A l'aide d'une mandoline, les détailler en tranches fines. Dans une poêle contenant de l'huile d'olive chaude, faire revenir les courgettes pendant une dizaine de minutes en remuant régulièrement. Ne pas oublier de les assaisonner.
Pendant ce temps, faire cuire les ravioles une minutes dans l'eau bouillante salée additionnée d'un trait d'huile d'olive.
Dans un plat à gratin, disposer la moitié des courgettes. Mettre par dessus une couche de ravioles et la moitié de la crème. Ajouter l'autre moitié des courgettes, une deuxième couche de ravioles, le reste de la crème et terminer par le fromage râpé puis par un tour de moulin à poivre.
Faire cuire 20 minutes dans un four à 180°C et terminer par quelques minutes sous le grill pour faire gratiner.
[ Cannelloni knakis, champignons, moutarde ]
Aujourd'hui j'ai un problème. J'ai une recette que j'ai envie de partager. C'est une petite invention maison, a fait deux fois que la fait. Deux fois que je suis content du résultat. Deux fois qu'on me dit « C'est trop bon mon chéri ». Mais deux fois que mes photos sont moches! Sérieux, vous avez déjà essayé de prendre en photo un cannelloni? Avant cuisson, ba il est tout pâle donc ça fait pas très sexy. Après cuisson, soit il est dans son plat et on le voit pas car il est sous le fromage et la sauce donc ça sert à rien de le prendre en photo, soit vous essayez de le dresser dans une assiette mais alors là quand vous le sortez du plat il s'explose, ça ne ressemble plus à rien donc vous essayez même pas de le photographier. Et puis surtout, après cuisson, vous avez surtout envie de manger. Ça fait une heure que ça sent bon la saucisse dans la cuisine. Vous avez bien un peu tapé dans les knakis pendant que vous les coupiez en dés mais ça suffit pas. En plus, si vous voulez manger chaud, faut vous dépêcher donc pas le temps de prendre 50 photos, de régler la lumière, de tenter quinze mises en scène qui changeront du plat de travail que tout le monde commence à connaître. Elle était pourtant bien cette recette. Je voulais vous la faire connaître. Et bien tant pis, je me contenterai d'une de mes photos moches. Je vous cache pas qu'il y a eu un petit coup de Photoshop car elle celle que j'avais choisi était vraiment fadasse. Je la trouve même limite indécente avec cette sauce blanche qui dégouline sur ces choses longues et molles... Enfin bref, tant pis c'est un blog de recette, pas de photos et cette recette elle est top. Top pour les repas de tous les jours. On peut la préparer à l'avance, la faire en grande quantité pour qu'il y ai des restes. Je suis même sur qu'elle permettrai de faire manger des champignons à des enfants si on le leur dit pas ce qu'il y a dedans.
Côté technique, ce qui peut paraître un peu fastidieux c'est de garnir les cannellonis. Ne vous embêtez pas. Allez-y à la main comme les romains. Faites un peu refroidir la farce avant de remplir les cannellonis et allez y franco avec les doigts. Vous mettez le cannelloni à la verticale sur une assiette. Vous mettez de la farce à l'extrémité libre et vous poussez avec le doigt. Ça sera fait en 5 minutes alors que sinon vous allez passer un temps pas possible avec vos deux cuillères et les cannellonis ne seront pas bien garni.
Ingrédients (pour 18 cannellonis soit 5/6 personnes)
- 18 cannellonis à farcir (au rayon pâtes sèches du supermarché)
- 10 saucisses type knakis
- 400 g de champignons de Paris
- 1 oignon
- 2 gousses d'ail
- 2 cuillères à soupe de moutarde
- 2 cuillères à soupe de crème épaisse
- ½ litre de béchamel au micro-ondes (recette ici)
- Gruyère rapé
- Beurre
- Sel
- Poivre
Recette
Émincer l'oignon et les gousses d'ail. Éplucher les champignons de Paris (pour cela, enlever le pied, le jeter, attraper la peau sous le chapeau et la tirer. Normalement elle s'enlève jusqu'au sommet du chapeau du champignon. Recommencer ainsi sur tout le tour du champignon) et le couper en fines lamelles. Dans une poêle faire fondre une noix de beurre et faire revenir l'oignon et l'ail. Quand ils commencent à colorer, ajouter les champignons. Faire revenir à feu doux jusqu'à ce que l'eau que les champignons auront rendu soit évaporée. Pendant ce temps, couper les saucisses en petits dés.
Les ajouter aux champignons et les faire revenir quelques minutes. Ajouter ensuite la moutarde et la crème. Assaisonner si nécessaire et rajouter de la crème si la moutarde est trop présente. Laissez mijoter deux minutes puis laisser refroidir.
Pendant ce temps, préparer un demi litre de sauce béchamel au micro-ondes (recette ici).
Farcir les cannellonis, les disposer dans un plat à gratin. Napper de sauce béchamel. Recouvrir de gruyère et faire cuire au four selon les indications du paquet de cannellonis (30 minutes à 180°C pour les miens).
[ Gougères à l'italienne ]
Aujourd'hui pas de long discours, d'état d'âme, de coup de cœur, de coup de gueule mais juste une idée de recette. Une recette qui s'invitera à merveille dans vos pique niques ou apéro en terrasse puisque leur saison est enfin revenu. En plus les gougères tout le monde aime donc pas trop de risque de déplaire à certain des invités. Et si ce parfum d'Italie (pancetta, parmesan, basilic) qui donne presque l'impression d'être en vacances ne vous plait pas vous pouvez toujours faire les gougères à ce que vous voulez. Le principe est simple, une pâte à choux non sucrée que l'on accommode selon ces envies. D'ailleurs, si vous avez des idées originales d'assaisonnement, je suis preneur. Les commentaires sont fait pour ça. Ne soyez pas timide.
Bon allez, assez parlé. J'avais dis que pour une fois je ne raconterai pas ma vie alors place à la recette...
* (Je change d'avis et je raconte ma vie. Normalement les astérisques renvoient à une note en fin d'article mais là c'est l'inverse. J'ai fais un * dans la recette mais je l'explique ici car ça me contrarie de n'avoir que 3 pauvres lignes qui se courent après avant la recette.) Pour les œufs, merci d'utiliser les œufs de poules élevées en plein-air. Ils ne coutent pas forcément plus cher que les autres et ça vous évite de cautionner le fait qu'on mette des 12 poules par m² dans une cage et qu'on ne leur fasse jamais voir le jour de leur vie. Ça a besoin de courir une poule! Imaginez-vous que toute votre vie, on vous enferme dans votre bureau minuscule avec Mireille de la compta et Francis du marketing. Vous ne pouvez pas sortir et votre vie est rythmé par votre patron qui vient allumer et éteindre la lumière. Que penseriez vous des poules qui achèteraient la production de votre entreprise, hein? Alors soyez sympa, pensez aux poules et ne leur faites vivre ce que vous ne voudriez pas pour vous. Pour reconnaître ces œufs là, c'est facile, c'est écrit sur la boîte. Et si vous avez perdu la boite c'est marqué sur l'œuf. Sur chaque œuf il y a un code imprimé qui commence par un chiffre. Si c'est un 0, cela signifie que la poule a été élevée en plein-air et qu'elle a mangé du bio (pas forcément la peine que Mireille de la compta mange des graines germées issues de l'agriculture biologique, a vous de voir), si c'est un 1, cela signifie que la poule a vécu en plein air et qu'elle n'a pas mangé bio (oui, Mireille est une personne comme les autres, elle aussi à le droit à son Mac Do de temps en temps), si c'est un 2, un 3 ou un 4, fuyez... ou les poules vous rattraperont un jour ou l'autre...
Ingrédients (pour environ 35 gougères)
- 200 g de farine
- 160 ml de lait
- 160 ml d'eau
- 140 g de beurre
- 4 œufs*
- 1 pincée de sel
- 100 g de pancetta
- 100 g de parmesan râpé
- Basilic
Recette
Dans une casserole, mettre le lait, l'eau, le sel et le beurre. Mettre sur le feu doux pour faire fondre le beurre. Pendant ce temps, peser la farine. Une fois le beurre fondu augmenter l'intensité du feu pour porter ce mélange à ébullition. Une fois ébullition atteinte laisser bouillir quelques secondes puis ajouter la farine en une fois. Hors du feu, mélanger immédiatement et énergiquement à la cuillère en bois jusqu'à ce qu'on ne distingue plus de farine sèche. Remettre sur le feu un petite minute, en mélangeant constamment afin de sécher la pâte. Laisser tiédir. Hors du feu ajouter petit à petit les œufs battus en omelette. Terminer par ajouter la pancetta coupée en petits morceaux, le parmesan et le basilic ciselé. Mettre la pâte dans une poche à douille et dresser sur une plaque des petits tas d'environ 5 cm de diamètre et de hauteur. Faire cuire 35 minutes dans un four préchauffé à 150°C. Servir chaud, tiède ou froid.









